La Safer Grand Est, garante d’une représentation géographique équilibrée

C’est à Metz qu’a été portée sur les fonts baptismaux la Safer Grand Est. Née de la fusion de la Safer Champagne-Ardenne avec ses homologues d’Alsace et de Lorraine, la nouvelle entité entend maintenir une grande proximité territoriale.

Née de la fusion des Safer d’Alsace, de Lorraine et de Champagne-Ardenne, la Safer Grand Est vient de devenir la première Société d’Aménagement Foncier et d’Etablissement Rural de France à fusionner. Une fusion imposée par le nouveau découpage des régions voulu par la loi d’avenir et la loi Notre mais que la nouvelle entité s’est attachée à conduire avec efficacité, au prix de deux années de travail intensif. « L'intérêt général a très vite été la première motivation des anciens dirigeants pour répondre au défit de la fusion dans le délais imparti par le législateur et en veillant à ce que la nouvelle structure puisse répondre aux enjeux agricoles de demain. Dans une période où la crise agricole reste profonde dans les campagnes,  il était nécessaire de s'organiser très vite » souligne Franck Menonville, élu PDG de la Safer Grand Est. Le Meusien, 45 ans qui présidait depuis dix ans la Safer Lorraine pourra compter sur les présidents des anciennes Safer régionales : Thierry Bussy (ex Champagne-Ardenne) et Marc Moser (ex Alsace) puisque ceux-ci assumeront les fonctions de vice-président avec des délégations sur leurs régions d’origine et pour Thierry Bussy la responsabilité du service « études collectivités ».


Siège social à Reims

Le siège social et administratif de la nouvelle entité est basé à Reims et placé sous la responsabilité de Daniel Duriez, directeur général délégué. Pas question pour autant de remettre en cause la proximité  de terrain si chère aux Safer. C’est avec ce souci que toutes les antennes départementales se trouvent renforcées dans leurs missions pour maintenir la proximité nécessaire auprès des territoires. Le rôle des présidents de comité technique et des binômes qu’ils constituent avec les chefs de service départementaux va être renforcé, dans le but de consolider cette dimension. « Il s’agit d’une évolution fondamentale de la politique foncière qui se décentralise » souligne Franck Menonville en précisant que «  les comités techniques ont un rôle majeur sur les rétrocessions ».

75 collaborateurs

Ainsi constituée la Safer version Grand Est s’appuie sur 75 collaborateurs dont une cinquantaine répartis dans les dix départements et un service collectivités/études fort de 15 personnes. L’assemblée générale constitutive qui s’est tenue à Metz a veillé à garantir une représentation géographique équilibrée pour désigner un conseil d’administration de 48 membres répartis entre 24 administrateurs (dont le Syndicat Général des Vignerons et l’Association des Viticulteurs d’Alsace) avec voix délibérative et 24 censeurs (OPA, collectivités, EPF de Lorraine, Crédit agricole, Groupama ....) C’est avec le même souci d’équilibre des territoires qu’une commission régionale des territoires a vu le jour. Elle comprend les membres du bureau, les présidents de comités techniques, les représentants viticoles et les chefs de services et s’inscrit dans la droite ligne d’une politique martelée par la nouvelle équipe et dont « la condition de réussite se trouve dans un équilibre politique respectueux des territoires et des filières avec une grande proximité avec les organisations professionnelles ».

  

Directeur et 3 Pdt 2017 05 11de gauche à droite : M. BUSSY (Vice-Président), M. DURIEZ (Directeur Général),
M. MENONVILLE (Président) M. MOSER (Vice-Président)


ghfghfghfghfghfhgfghfghfghfghfghfghfghfghfghffhgfghfgh